Process Improvement Engineer
C’est çà mon travail !
« Qu’est-ce que c’est que ce baragouinage en chinois ? », pensent certains. Non ce n’est pas du chinois mais le terme anglais désignant ma fonction (enfin bon je suis stagiaire mais c’est le nom du poste) : cela signifie Ingénieur Amélioration des procédés. « Hum, çà nous aide pas trop, çà ! », me direz-vous !
Je vais donc essayer de vous expliquer en quoi consiste mon boulot : je fais partie du département Process Improvement de l’entreprise qui comprend 4 personnes si je me compte dedans. Chaque membre de l’équipe est en charge d’un ou plusieurs projets qui ont très souvent pour objectif d’améliorer le rendement d’un des procédés de l’entreprise. Le rendement = produits bons/produits mauvais. Donc l’objectif idéal lorsqu’on améliore un rendement c’est de parvenir à n’obtenir que des produits bons, tout le temps. Bon çà c’est l’utopie…en réalité c’est pas possible mais on essaye de s’approcher du 100% quand même (eh oui l’espoir fait vivre…)! Eh oui parce qu’il y a beaucoup de raisons qui font qu’un produit peut être mauvais après sa fabrication : les défauts de qualité sont nombreux. Exemple pour mon produit : des bulles de gaz dans le quartz, qui le rendent moins pur, moins « beau », mais aussi plus fragile, donc pas bon pour le client. Et si le produit n’est pas assez bon, on le jette parce que le client n’en voudra pas. Jeter = poubelle = gaspillage = perte d’argent = pas bien pour l’entreprise ! L’équipe dans laquelle je travaille a donc pour rôle d’éviter à l’entreprise de perdre de l’argent inutilement. Oui mais comment, me direz-vous ?
Eh bien c’est là qu’intervient le terme Process Improvement ou amélioration des procédés. Pour fabriquer un produit, cela se fait grâce à un process bien défini, ou ligne de production. Un process = toutes les étapes nécessaires pour obtenir le produit final à partir des matières premières. Pour obtenir un produit BON, il faut donc que tout se passe bien du début à la fin. Et ça c’est pas gagné…Ben oui, les machines ne sont pas idéales, les conditions ne le sont pas, et les humains non plus. Donc le produit n’est pas idéal. C’est assez logique tout ça. Exemple : pour fabriquer les gros blocs de quartz sur lesquels je travaille, il faut alimenter un fourneau avec de la poudre de quartz. Idéalement, les machines qui font ça, le font de façon très régulière. Oui mais c’est sans tenir compte de l’environnement extérieur : on s’est aperçu notamment que la moindre vibration perturbe tout ça, et fait qu’à un moment donné la machine délivre un surplus de poudre (trop d’un coup)à et ça crée à la sortie plein de bulles dans le produit ! = pas bon du tout ! Et des vibrations dieu sait qu’il y en a pas mal dans l’atelier…
En gros, mon boulot c’est donc de s’apercevoir de ce genre de problèmes et de les résoudre. En d’autres termes, c’est trouver les causes des défauts à la racine, et les résoudre, ce qui est ensuite (logiquement) censé améliorer le rendement bien sur !
Voilà pour mon travail. Je sais pas si j’ai été super claire surtout pour mes lecteurs/lectrices favoris qui ne sont pas ingénieurs de formation ; j’ai essayé…surtout dites-moi si c’était du charabia. En tout cas, j’espère que ça vous permet de mieux vous imaginer ce que je fais de mes journées. (Comment ça rien ? qui a dit ça ? mmm je t’ai reconnu…)
Gros bisous à tous.